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Stéphane Veyer : « Coopaname vogue vers les 1000 adhérents »

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« Nous nous préparons à passer à 1000 dans les années qui viennent. » Stéphane Veyer, le Directeur général de Coopaname, qui est, avec 400 membres, la plus grande coopération d'activité et d'emploi en France, voit l'avenir en rose et en toute confiance. Le succès d'une formule coopérative mise en œuvre au début des années 2000 s'inscrit aujourd'hui, profondément, dans le paysage. Elle apparaît comme une solution, à de nombreux projets économiques et sociaux. Elle est aussi l'un des terreaux où s'enracine le nouvel esprit coopératif.

Créée en 2004, Coopaname est à l'origine un projet du Réseau coopérer pour entreprendre qui regroupe aujourd'hui 75 coopératives d'activités et d'emploi en France, dont Stéphane Veyer est l'un des responsables.

Une coopérative ouverte et accueillante

« Le mode de fonctionnement de notre coopérative est tout à fait ouvert, explique le directeur général de Coopaname. N'importe qui peut venir y créer son emploi et son activité. »

C'est le principe d'une coopérative d'activité et d'emploi. Des personnes se regroupent. Elles ont chacune leur savoir-faire et leurs activités. Elles entrent dans la coopérative, et celle-ci les aide à transformer leurs activités en revenu. Dans cette démarche, la coopérative les accompagne administrativement.

Puis, lorsque l'entrepreneur, ou l'entreprise, car parfois ce sont plusieurs personnes regroupées autour d'une activité qui entrent dans la coopérative, lorsque donc ces adhérents commencent à produire un chiffre d'affaires, ils signent un contrat de travail les liant à la Scop. C'est Coopaname qui facture, encaisse les règlements et porte la responsabilité juridique sur tous les actes professionnels. Les salariés bénéficient, alors, des couvertures sociales et de nombreux services mutualisés (comptabilité, expertise juridique, démarches administratives, protection assurantielle de l'activité...)

En contrepartie de l'accompagnement dont ils disposent, les adhérents cèdent 10% de leur chiffre d'affaires à la CAE pour assurer le fonctionnement de celle-ci. Cette formule permet à de nombreuses personnes de se lancer dans l'aventure de la création, en n'étant pas seules et isolées et en bénéficiant d'un soutien et d'un encadrement appréciable.

« Le travail de la coopérative, c'est de créer de la coopération »

Par ailleurs, l'une des fonctions de la coopérative va être d'aller chercher des financements à la fois pour assurer le fonctionnement, mais aussi pour offrir l'accompagnement aux membres de la coopérative.

« Parmi les 400 adhérents de Coopaname, il n'y a pas vraiment de métiers dominants, note Stéphane Veyer. On accueille toute le monde, et si l'on peut retrouver une caractéristique commune, ce sont des activités que l'on peut commencer sans gros investissements. Les coopanamiens sont graphistes, écrivains, jardiniers, designers, informaticiens,psychologues, décorateurs, photographes, rédacteurs, coiffeurs, traducteurs, sophrologues... 88% sont sans emploi au moment de leur intégration. Coopaname permet de se lancer sans encourir le moindre risque. 64% des salariés de la CAE sont des femmes.

« La plupart des gens qui viennent à Coopamane, souligne son directeur général, n'ont jamais entendu parler de Scop. Ils adhérent parce qu'ils trouvent cette mutualisation pratique, sympathique et sécurisante. C'est la première étape de la démarche. »

Se présentant comme un projet d'économie sociale et solidaire par les actes, Coopaname poursuit plusieurs objectifs. Tout d'abord aider à la création d'emplois pour des personnes en recherche, mais aussi dans son fonctionnement coopératif d'impulser une nouvelle relation au travail.

« Ce qui fait le succès de Coopaname et ce qui attire, estime son directeur général, c'est l'idée qu'à la fois on peut faire de l'économie, être efficace, tout en étant exemplaire dans un projet social et en portant des idées et un message fort. »

Actuellement, sur les 400 adhérents à la coopérative, seuls 63 sont des coopérateurs salariés-associés. Ce sont les adhérents les plus anciens. « Il faut un temps pour la découverte de la formule coopérative, explique Stéphane Veyer. Les gens qui arrivent en voient les avantages, pas forcément immédiatement l'esprit coopératif qui l'inspire. On laisse un temps d'éducation à la Scop. C'est d'ailleurs le travail de la coopérative que de créer de la coopération. »

La formule semble pleinement répondre aux interrogations de l'époque : permettre l'autonomie de créateurs, mutualiser la création d'emplois et la vie de la coopérative, contribuer à la mise en oeuvre de relations au travail différentes..., autant d'atouts et d'avantages assurant le succès actuel de ces regroupements.

« Nous créons, une nouvelle forme de mutualisation du travail pour être plus forts », affirme Stéphane Veyer. Sur ce succès, Coopaname vogue vers les 1000 adhérents, et sans doute, les coopératives d'activités et d'emploi en France vers une nette progression.

Jean-Paul BIOLLUZ

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