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La coopérative d'activité et d'emploi, une alternative à l'entreprise individuelle
Fondées il y a 13 ans par Elisabeth Bost, les coopératives d'activité et d'emploi (CAE) constituent aujourd'hui un outil juridique pertinent et original. Elles permettent aux créateurs d'entreprise de tester leur projet « grandeur nature » en minimisant certains risques. Sandrino Graceffa (directeur des sociétés coopératives-consultant en développement local) et Elisabeth Bost (créatrice de la première CAE) nous ont présenté ces structures lors d'une conférence-débat à Arras, le 5 novembre à la maison des sociétés. Voici quelques informations glanées au cours de cette présentation des coopératives d'activité et d'emploi qui eut lieu à Arras au début du mois de l'économie sociale et solidaire. Naissance des CAE« Dans les années 80, les chômeurs étaient encouragés à créer leur emploi mais beaucoup avaient du mal à pérenniser leur activité » nous explique Elisabeth Bost. La caisse des dépôts et consignations, la direction du travail, l'union régionale des sociétés coopératives et un cabinet d'étude ont uni leur réflexion pour imaginer un dispositif qui permette de démarrer une activité tout en préservant l'ensemble des droits sociaux. La première couveuse voit alors le jour, permettant de donner un cadre juridique aux entrepreneurs, d'abord sous forme associative.
Emergence de Cap ServicesAprès quelques mois d'expérience sous la forme de couveuse, les initiateurs du projet choisissent le statut SCOP (société coopérative de production) pour entreprendre ensemble. La première coopérative d'activité et d'emploi fêtera ses 14 ans en décembre 2009.
Comment fonctionne la coopérative d'activité et d'emploi (CAE) ?La CAE offre la possibilité de tester la viabilité du projet sur une période pouvant aller jusqu'à 2 ans. L'entrepreneur bénéficie de nombreux avantages :
Une première réunion d'information collective présente le fonctionnement de la CAE.Un entretien individuel est proposé aux personnes intéressées. Cette étape permet d'analyser le projet et d'en cerner la faisabilité dans le cadre de la coopérative d'activité.
Un contrat d'objectif est alors passé : c'est un contrat moral qui fixe les démarches à effectuer pour lancer l'activité. Pendant cette étape l'entrepreneur définit les produits ou services qu'il souhaite proposer, étudie la concurrence, prend des renseignements juridiques… Le porteur de projet s'engage à mener à bien cette prospection en utilisant la raison sociale de la coopérative d'activités. Dés que l'entrepreneur atteint un chiffre d'affaires effectif, il devient salarié de la coopérative. Un contrat de travail à durée indéterminée est alors établi pour un minimum de 5h/mois puis il évolue progressivement en fonction du développement de l'activité et du chiffre d'affaire généré.
L'accompagnement s'effectue sur les plans commercial, organisationnel et comptable.
Les avantages de la CAELe porteur de projet développe son activité économique tout en demeurant salarié : il maintient sa couverture sociale et cotise à une caisse de retraite et à l'assurance chômage. L'entreprise collective vise à concilier l'évolution du marché et la tradition de solidarité. Les limitesTous les domaines d'activité peuvent être accompagnés hormis ceux qui nécessitent des investissements de départ importants (rachat d'entreprises, de machines lourdes…).
Que se passe t-il après 2 ans dans la CAE ?L'accompagnement dans la durée vise à développer progressivement l'activité (et donc le salaire issu de cette activité) jusqu'au moment où le revenu est stable et conséquent.
Brigitte Labruyelle Pour plus d'infos :
Dans la Région Nord - Pas-de-Calais, on compte qutre coopératives d'activités et d'emploi qui ont elles-mêmes plusieurs antennes.
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