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RCA : François Bozizé n’a que faire des élections municipales

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La scène se passe à l’hôtel international le Méridien Porte Maillot à quelques encablures des champs Élysées à paris. Quelques centaines de centrafricains ont répondu présent à l’invitation du chargé de mission de la diaspora, le très Boziziste Ouambo alias Djento, pour rencontrer leur président.

Au cours du débat, monsieur Eric Zokwèzo, leader d’une grande ONG africaine en France a cru devoir aider son pays en interrogeant le président sur le silence au sujet des élections municipales. A titre de rappel la RCA n’organise plus les élections municipales depuis presque trois décennies.

Pour ce brillant orateur, les élections municipales peuvent être un moyen qui stoppera les transhumants et les opportunistes de tout genre qui se battent comme des diables autour du chef pour briguer des postes juteux.

Cette question s’adresse aux néo politiciens centrafricains qui ne jurent que par Bozizé même si ce dernier continue de montrer ses limites. Ainsi pour répondre à l’une des préoccupations de ce centrafricain, le président a fait l’équation suivante : « Les élections présidentielles et législatives coûtent un peu moins de 10milliards, il paraitrait que les municipales coûtent plus chères. Aujourd’hui nous n’avons pas les moyens de les organiser, il y’a des choses prioritaires comme le financement des projets agricoles.»

Après presque 10 ans de patassisme ambiant, la République centrafricaine qui célèbre ses 50 ans d’indépendance à l’instar de nombreux pays africains, ne pourrait pas élire ses maires sous le règne de Bozizé.

Malgré ce retard, le président ne cesse de s’auto tarir d’éloge en se prenant au passage pour un démocrate convaincu. Pour justifier son manque de volonté politique, l’occupant du palais de la renaissance a évoqué les soucis financiers pour l’organisation de ses élections. Ce qui est faux, sinon comment expliquer l’acquisition en moins d’une décennie, d’imposants biens immobiliers en Europe à l’image du procureur Feïndiro ou du député Ngaissiona, tous proches du régime ? De quelle manière le régime peut-il justifier l’accroissement des villas qui ont poussé comme des herbes sauvages dans les quartiers nord de Bangui ? En attendant, Bozizé et ses sbires continuent à nommer les maires pendant que les maliens élisent les leurs.

Monsieur Zo kwè zo ne s’attendait sans doute pas à cette réponse. Presque tous les pays africains ont au minimum deux aéroports internationaux, voilà ce qui pourrait être l’enjeu de la décentralisation. Un pays ne peut pas avancer sans les élus locaux, en nommant les maires on donne à manger aux mercenaires qui n’ont d’objectif que de défendre leur pain en défendant bec et ongles celui qui les ont nommé. Or, en organisant les élections municipales, chaque parti politique présentera son plan d’action et pourra être sanctionné s’il ne tient pas ces promesses.

Quelques soient les problèmes, les élections municipales doivent être obligatoires. Pour un bon démocrate, c’est le passage obligé. D’ailleurs, cela devrait être un noble objectif pour tout homme soucieux du développement de son terroir. Ce n’est que comme cela, que les liens se créent avec la population.

Bozizé fait visiblement peur à son entourage, puisque personne ses collaborateurs, n’est en mesure de lui donner des notions élémentaires de démocratie. Le président devait prendre des cours chez son frère d’arme malien, Amadou Toumani Touré.

Wilfried SEBIRO

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