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Deux ministres centrafricains en guerre larvée pour la succession de Dologuélé à la BDEAC !

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Avec son allure d’une vieille limousine cubaine, Bangui, la capitale de la République centrafricaine accueille le 14 janvier prochain, un conseil d’Administration de la BDEAC (Banque de développement des États de l’Afrique centrale), en prélude au sommet des chef d’États de la CEMAC (communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale), maintes fois reporté, prévu quarante huit heures plus tard. Mais à quelques jours de cette date, deux ministres du Gouvernement Touadéra II se livrent une bataille en coulisse pour leur positionnement en prévision d’une succession à la Présidence de la BDEAC. Quid de la sérénité du prochain conseil d’Administration qui sera présidé par un certain… Albert Besse ? On est en droit de se demander.

Deux ministres centrafricains en guerre larvée pour la succession de Dologuélé à la BDEAC !
Selon nos sources du ministère des finances, Albert Besse et son collègue Sylvain Maliko, convoitent tous le fauteuil encore occupé de Georges Anicet Dologuélé. Le premier n’a pas encore affiché publiquement ses ambitions mais il ne fait aucun doute que le second est déjà sur la ligne de départ au cas où…

À en croire ces sources, le ministre d’État centrafricain chargé du plan et de la coopération internationale Sylvain Maliko, qui n’a pas pu renouveler son détachement auprès des Nations Unies, arrivé à expiration le 31 décembre dernier, chercherait un point de chute plus sûr que ses fonctions gouvernementales, et aurait jeté sa dévolu sur la BDEAC.

Mais l’intéressé, lui, dit n’explorer aucune piste pour le moment. Interrogé par L’Indépendant, comme pris au dépourvu, après cinq seconde de silence qui cache mal un agacement, a déclaré « je ne cherche pas un point de chute ». Sur la lutte engagée avec son collègue ministre des finances qui lorgne lui aussi vers le même poste, Sylvain Maliko esquive, « j’apprends des choses ».

Comme chacun peut aisément s’en rendre compte, l’attitude du ministre centrafricain du plan et de la coopération internationale ressemble à s’y méprendre à la stratégie des accusés, qui souvent devant les tribunaux, malgré le flagrant délit, plaide non coupable sans avoir d’argument solide pour leur défense.



En revanche, du côté de son collègue ministre des finances Albert Besse, on n’est impatient de lancer les hostilités que son directeur de cabinet Kolios Gaétan est devenu un habitué de certaines rédactions à Bangui. Des témoins affirment l’avoir aperçu à plusieurs reprises en début d’année au siège d’un quotidien banguissois qui a pignon sur rue.

Le but de ces nombreuses visites ? Suggérer des rubriques « lu pour vous » pour pilonner l’actuel président de la BDEAC. Pour l’occasion, des vieux articles du bimensuel Afrique Education sont exhumés pour insinuer la prétendue mauvaise gestion de Dologuélé.

L’acharnement et la mauvaise foi sont tels que ces piètres artificiers de l’intox oublient au passage la dernière livraison du bimensuel. Pourtant, dans son édition 289 du 1er au 15 décembre, sous la plume de son directeur de publication, Afrique Education a reconnu s’être un peu gouré au sujet de la BDEAC. Tout en reconnaissant qu’il n’ya pas eu un quelconque détournement de fonds à la BDEAC, Jean-Paul Tedga, avait invité monsieur Dologuélé à « clarifier ses intentions sur les prochaines échéances électorales » afin d’éviter des spéculations inutiles et des supputations ridicules qui « risquent d’entamer la crédibilité de la Banque et la confiance qu’il a pu bâtir péniblement en 8 ans ».

Contacté vendredi en début d’après midi, Albert Besse ne répond pas au téléphone. Après une dizaine de tentatives infructueuse en près d’une heure, on s’est vu obliger de laisser un message au garde du corps qui avait le téléphone portable du ministre, qui donnait, selon le garde du corps, une interview. À quel organe de presse ? Le garde du corps ne savait pas. Et le directeur de cabinet ? Occupé ! Cependant, un petit tour de trois rédactions banguissoises nous apprend qu’aucune prévision « Albert Besse » n’est inscrite au tableau.

Une reconnaissance implicite ?

Dans cette bataille pour le contrôle de la BDEAC, un seul enseignement est à tirer: Sylvain Maliko et Albert Besse adressent malgré eux, un satisfécit à Georges Anicet Dologuélé pour ses huit ans de gestion à la tête de cette institution africaine. Ils reconnaissent malgré eux le travail abattu en 8 ans par ce dernier. Car, 8 ans en arrière, personne ne voulait de la BDEAC, cette vieille dame indigne au panier troué, et qui était surendettée.

Mais 8 ans plus tard, après tant et tant de sacrifices et de la confiance retrouvée, la vieille dame indigne a perdu ses oripeaux et aiguise désormais les appétits de tous les vautours aux dents longues qui écument l’Afrique centrale toujours à la recherche du Gobe ti Yanga (nourriture). Autant dire que Dologuélé dont le mandat expire d'ici une année, partira avec le sentiment du devoir accompli.


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